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A.L.E.P. : AIDER L'ÉCOLE DE PADENG

 
2006 : Création de l'Association

Comment est née A.L.E.P. ?

Au cours d'un trekking fabuleux de plusieurs jours dans les montagnes du nord de la Thailande, nous avons visité plusieurs villages regroupant chacun diverses ethnies tribales arrivées ici au cours du siècle dernier. Ces groupes ethniques furent traqués, chassés, massacrés tour à tour par les autorités chinoises ou birmanes, durant de longues et effroyables guerres.
Au milieu du XXeme siècle, ils obtinrent "l'asile politique" gracieusement accordé par sa Majesté le Roi de Thailande. Les tribus montagnardes sont aujourd’hui dispersées dans 20 provinces et 75 districts. Pour rester proches de leurs frêres combattants, Image flottante1ils ont bâtis leurs villages au milieu des montagnes du tristement célèbre Triangle d'or, le long de la frontière Birmano-Thaïe, dans les régions de Chiang Rai, Chiang Mai et Mae Hong Son, ils sont venus du Sud et du Sud-Ouest de la Chine, via la Birmanie ou le Laos.
Ainsi discrètement installés dans les endroits les plus inaccessibles, de nombreuses ethnies utilisèrent la Thailande comme "base arrière" pour repartir au combat. Pour financer ces combats, ils n'avaient comme ressources que le traffic d'opium, qui devenait ce poison mortel qu'est l'héroine, disséminé par les mafias dans nos pays occidentaux. Cette culture fut interdite en 1959 par le gouvernement thaïlandais, mais depuis quelques années la situation à radicalement changé, sur l'impulsion de sa Majesté le Roi de Thailande, le gouvernement de Mr Thaksin Shinawatra a déclaré une guerre à la drogue impitoyable qui a porté ses fruits, au moins en Thailande.Image flottante3
Bien sûr l'administration thailandaise a prévu et mis en route de nombreux plans et projets pour aider ces populations privées de revenus et vivant dans une misère effroyable. Le « Comité National pour les Tribus des Montagnes » créé en 1959 et le « Projet royal de développement des tribus montagnardes » ont permis la mise en place de cultures de substitution de rapport important (fruits, piments, légumes variés) durant les décennies qui suivirent, permis également de progressivement faire diminuer les surfaces de pavots cultivées. Depuis 1997, on peut considérer qu’elles ont totalement disparu en Thaïlande. Ils ont également développé des réseaux électriques dans de nombreux endroits, certains villages n'étant que très difficlement accessibles, d'autres programes d'aide aux ethnies réfugiées ont permis des installations de panneaux solaires, de systèmes hydroliques rudimentaires, des réserves écologiques ont été créées..etc.
Malgré tout cela, il reste encore de nombreux villages isolés et privés de tout. L'ingéniosité de ces peuples est évidente, ils savent faire beaucoup avec très peu, mais des problèmes sont apparus ces dernières années, liés au mode de vie particulier adopté  par  les  tribus  montagnardes  et considéré comme inapproprié aux réalités économiques et sociales du présent.
Image flottante1Ainsi, le mode de culture sur brûlis adopté par presque toutes les tribus est la cause d’une déforestation importante et de la détérioration des sols. La culture du pavot, même si elle a presque totalement disparu aujourd’hui, et la dépendance qu’elle implique, fut longtemps une cause de problèmes, voir d’affrontements avec les instances gouvernementales. Enfin, le manque d’accès à l’éducation, la pauvreté causée par la faiblesse des revenus comparée au reste de la population thaïlandaise et l’isolement culturel profond lié à des zones d’habitat difficiles d’accès, sont eux aussi sources d’incompréhension et de difficultés.
Nous avons découvert durant ce voyage au coeur de la jungle tropicale thailandaise, les tribus Lahus, Lissus, Akkhas, Hmongs ou Karens, certains sont encore en guerre actuellement. Nous décidons de passer la nuit dans un village Lahu situé en haut d'une montagne magnifique, ces gens sont très accueillants et nous nouons naturellement quelques liens le soir autour d'un repas et de quelques danses traditionnelles.
Ce qui va changer la petite histoire de ma vie se passe le lendemain matin au reveil. Je me reveille avec la jambe "droite tétanisée" comme si j'avais des crampes, les amis qui Image flottante3m'accompagnent essaient divers "trucs" comme me faire boire beaucoup d'eau, ce qui devrait aider en cas de crampes, une experte en massage est réveillée pour venir pratiquer sur ma jambe quelques mouvements censés détendre ma jambe, mais rien n'y fait, je souffre de plus en plus. Un de mes amis qui a pensé à prendre son téléphone portable avec lui, prend contact avec un autre ami, grand sportif qui a des notions de médecine et qui est le plus proche géographiquement, c'est à dire à une centaine de km, à Chiang Mai. Ils se mettent d'accord pour venir me chercher et m'emmener d'urgence à l'hopital de Chiang Mai.
Durant ce temps, un des representant du village, Mr Ja-Hii me propose d'utiliser la seule voiture qu'ils ont pour pouvoir descendre dans vallée, où nous rejoindra mon ami qui venait de chiang mai. ce que nous faisons. La descente restera un moment inoubliable de douleurs et d'amitiés. Au village de Mae teng, dans la vallée, mon ami qui etait arrivé de chaing mai s'empressait de me conduire à l'hopital RamaV de Chiang Mai.
Immédiatement pris en charge par un jeune médecin très compétent, un accident vasculaire fut diagnostiqué. il pratiqua une injection de morphine pour enlever les douleurs et surtout, une autre d'héparine qui sauvera ma jambe. Durant ce temps, mes amis firent toutes les démmarches avec les services de secours liés à mes assurances et prirent contact avec les autorités médicales de Thailande, je fus tranféré d'urgence à l'hopital général de Bangkok où une opération fut pratiquée en urgence. Au passage, je remercie encore tous les services médicaux de chiang mai et de bangkok qui ont toujours été très performants et efficaces, plus particulièrement le professeur Kanwar Singh qui partiqua la double intervention chirgucale qui sauva ma jambe de l'amputation et qui sût éviter les complications, car si un caillot de sang s'était déplacé, je risquais tout simplement l'accident cardiaque final.
Image flottante1 De retour en France, j'ai eu la chance d'être pris en charge par l'HEGP dans le service du pr Fabiani qui fit preuve de dexterité pour pratiquer un double-pontage aorto-illiaque et fémoro-poplitée, qui me permet aujourd'hui de marcher normalement.
Par la suite, je suis retourné en Thailande remercier tous ces gens qui n'hésiterent pas à mettre tout en oeuvre pour sauver ma jambe. Au cours de ce voyage, j'ai pû passer plusieurs semaines dans le village de Padeng, ils m'accueillirent avec cette chaleur et cette douceur qui caractérise ces peuples des montagnes, j'ai pû à cette occasion découvrir leur situation economique, politique, sociale. De retour en France, je me suis demandé ce que je pourrais bien faire pour rendre à ces gens le soutien dont ils ont fait preuve.
J'en ai parlé à mes amis en France et en Thailande qui connaissent la situation de ces tribus et nous avons conclu qu'il fallait passer de la compassion à l'action. ALEP est né de ce constat.
Je suis ensuite retourné à Padeng pour faire part de notre projet aux gens du village. Ils m'ont accueillis à bras ouverts et m'ont assuré de leur participation active à notre futur projet.
Sur nos deniers personnels, nous avons acheté des vêtements, de la nourriture que nous avons offerts, nous avons aussi acheté un telephone portable et des cartes prépayées pour qu'ils aient un contact direct en cas de besoin..etc.